Dégustations Thé wulong

Kirabiyaka de Hiruma Yoshiaki

feuilles de Kirabiyaki, oolong japonais

Jour 21 du calendrier de l’avent. Il ne me reste plus beaucoup de thé sur la guirlande et mon tableau est bien vide… Mais aujourd’hui, je découvre une curiosité que Christelle m’a fait parvenir : un oolong japonais!

Information et provenance
Il se nomme Kirabiyaka et il provient du cultivar « Musashi Kaori » de la région de Saitama. À vrai dire, j’ai très peu d’informations sur ce thé. J’ai fait quelques recherches, et si l’information se fait tout aussi rare que ce thé, c’est parce qu’il est produit en toute petite quantité par de petits producteurs.

Détails d’infusion
Il a fallu que je me base sur ma propre expérience pour déguster ce thé. Mais je voulais avoir une idée, donc j’ai fouillé et c’est en lisant sur différents blogues que l’on faisait beaucoup référence à un wulong vert. Alors, voici ce que j’ai fait : j’ai utilisé mon gaïwan en verre de 100 ml, mis 4 grammes de thé dans une eau oscillant entre 85 et 90 degrés Celsius. J’ai varié mes infusions : la première à 30 secondes; la seconde à 20 secondes; la troisième à 30 secondes; la quatrième à 45 secondes; la cinquième à 1 minute et la sixième à 1 minute et 15 secondes.

Avant l’infusion
Il y a de petites feuilles roulées finement. Ils sont d’un vert intense avec quelques feuilles d’un vert plus pâle et de quelques brindilles. L’odeur est très légère et délicate. Je dois insister longtemps pour finalement sentir des fleurs blanches.

Première infusion
En ouvrant le gaïwan, les feuilles ne sont pas toutes déroulées et une odeur très prononcée de fleurs blanches me monte au nez. C’est délicat et frais. La liqueur est jaune pâle avec quelques poussières de thé. Je prends une gorgée et une note envahissante florale (fleurs blanches) avec une toute petite note sucrée de pois mange-tout (comme les sencha) se mélange dans ma bouche. La texture est ronde et il n’y a pas vraiment d’amertume.

Deuxième infusion
Les feuilles sont toutes déroulées. Je vois des feuilles non entières et qui ont été hachées. L’odeur florale est plus persistante que la première infusion, mais je sens aussi une pointe sucrée. Cependant, il aurait peut-être fallu que je l’infuse plus longtemps (20 secondes) : je goûte un peu l’eau. Par contre, je reconnais à nouveau les notes florales avec cette pointe sucrée de pois mange-tout. Il y a également de l’amertume, mais cela reste rond et délicat en bouche.

Troisième et quatrième infusion
Ces infusions restent stables et rien ne change vraiment. Tout reste ainsi comme à la deuxième infusion, mais l’odeur commence à diminuer.

Cinquième et sixième infusion
L’odeur est de moins en moins présente. Je ne goûte plus autant aux notes florales même si la texture reste similaire aux autres infusions.

Conclusion
Ce thé de monsieur Yoshiaki me fait penser à un wulong vert de Taïwan : il est frais et floral en bouche. Cependant, il y a un p’tit quelque chose que je ne parviens pas à décrire et qui le différencie d’un thé taïwanais. Je crois que c’est peut-être la note sucrée de pois mange-tout qui fait la différence. De plus, c’est un wulong qui est très stable et, peu importe les infusions, ses arômes et ses saveurs ne changent pas. Bref, c’est un excellent thé qui se boit bien en après-midi, mais qui n’a pas le caractère changeant d’un vrai oolong. Merci Christelle pour ce thé!

Mon vote :

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  • Hécate Lomëwen
    21 décembre 2015 à 17:12

    Je ne l’ai pas encore goûté non plus.
    Mais cela me semblait une bonne chose de te le faire découvrir, car peu ordinaire. Rien que pour cela, ça vaut le détour ^_^

    • Rachel
      21 décembre 2015 à 21:53

      J’ai bien aimé et oui, ça sort de l’ordinaire! 😉 Merci encore pour ce thé!