Dégustations Thé vert

Kukicha de Hiruma Yoshiaki

dégustation d'un thé japonais

Jour 6 du calendrier de l’avent. Je découvre dans ma guirlande un thé vert japonais. Christelle m’a envoyé un échantillon d’un thé provenant d’une commande de groupe fait sur le Forum des Amateurs de Thé. Une exclusivité de monsieur Hiruma Yoshiaki 1 : du kukicha. Honnêtement, je me souviens en avoir déjà bu il y a plusieurs années, mais je ne me souviens pas du goût. Donc ce sera un plaisir de le redécouvrir.

Information et provenance
Comme je viens de le mentionner, c’est un kukicha (que l’on nomme aussi Bocha), un thé vert de monsieur Hiruma Yoshiaki. Il est un producteur du département de Saitama au Japon et il est très remarqué pour ses sencha fait avec ses techniques de flétrissement par ultra violet et maître de la technique de malaxage à la main du thé. Si j’ai bien compris, cela amène à faire relever les parfums de ses thés que les clients apprécient bien.

Détails d’infusion
Je vais utiliser la technique du senchado: théière kyusu (environ 100ml), 2,5 gr. de thé dans une eau à 80 degrés Celsius. 20 secondes la première infusion; 15 secondes pour la deuxième infusion et 25 secondes pour la troisième infusion. Je tente une quatrième infusion à 40 secondes, mais il n’y a plus rien.

Avant l’infusion
En ouvrant le sac, l’odeur est très discrète et je dois insister plusieurs fois en brassant le contenu. Une odeur marine iodée me vient finalement au nez avec une petite touche sucrée. La vue de ce thé est vraiment magnifique : du sencha d’un vert très foncé et finement haché avec des brindilles coupées d’un jaune-vert.

Première infusion
En ouvrant la théière, je constate que les brindilles se mélangent difficilement au sencha pris en pâte. Une odeur végétale, mais sucrée (maïs) me monte au nez tandis qu’une odeur salée et amère prend légèrement le dessus. Je tente de savoir de quoi il s’agit, mais je ne les reconnais pas. Ensuite, je regarde la liqueur dans ma coupe et elle est d’un jaune paille brouillé avec quelques fines feuilles qui sont tombées dedans (normal pour un thé japonais). Je prends une gorgée et c’est légèrement grillé avec une pointe d’herbes fraîches et légères. Je reconnais également la pointe sucrée que je sentais avant de déguster. C’est léger, la texture est ronde et passe bien.

Deuxième infusion
Elle ne change pas vraiment de la première infusion. Elle est plus intense en odeur, où je sens aussi une odeur de poisson, et au niveau du goût, je perçois également les pois mange-tout. Cependant, côté texture, il y a un peu d’amertume, mais ça passe tout aussi bien.

Troisième infusion
Les feuilles ne changent pas vraiment d’aspect, le tout reste intact. Cependant, l’odeur est moins présente et la liqueur est d’un jaune plus pâle, moins brouillé. Je goûte moins à son aspect grillé et aux maïs et je trouve même qu’il y a un arrière-goût amer, et à cause de cela, ça commence à moins bien passer dans ma gorge.

Quatrième infusion
J’ai tenté d’en faire une autre par curiosité, mais après la première gorgée, ça goûtait l’eau…

Conclusion
Il y avait longtemps que je n’avais pas goûté à un kukicha et cela m’a convaincue d’en boire à nouveau! Celui de monsieur Yoshiaki est d’une délicatesse aux niveaux des arômes, mais qui est sucrée lorsque l’on déguste. Il m’a bien surprise alors que je m’attendais à un thé plutôt iodé. Même si c’est un thé que l’on peut boire tous les jours, j’ai préféré le faire en senchado pour bien aller profiter de ce moment calme avec mon chum, mais aussi pour pleinement le savourer. Merci Christelle pour cette découverte! 😉

Mon vote :

Notes

  1. Voici un interview que Florent a fait avec lui il y a plusieurs années: http://sommelier-the-japonais.blogspot.jp/2011/10/interview-de-hiruma-yoshiaki-innovation.html.

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