Dégustations Thé vert

Sayamakaori de Hiruma Yoshiaki

Infusion d'un sencha

Nous sommes le 15 décembre et c’est la journée internationale du thé. Plus tôt ce matin, j’ai publié une réflexion sur ce que représente cette date pour moi. Je vous invite à le lire, si ce n’est pas fait. Et aujourd’hui, je suis très contente de découvrir que le thé du jour provient d’un petit producteur : le Sayamakaori de Hiruma Yoshiaki.

Informations et provenance
Il s’agit d’un autre thé vert japonais : un fukamushi sencha. Selon le site « Sommelier en thé japonais », il explique que le « Sayama Kaori est un cultivar originaire de Saitama, plutôt répandu, qui connut même un très grand succès même à Shizuoka, malgré une perte de popularité aujourd’hui 1. C’est aussi le premier cultivar sur lequel Hiruma-san a expérimenté sa machine à UV, et l’on peut dire qu’il s’agit aussi de celui-ci pour lequel sa maîtrise et connaissance sont les plus abouties. »

Détails d’infusion
Je vais utiliser la technique du senchado. On suggère de mettre 4 grammes de thé pour 70 ml d’eau et infuser à 40 secondes pour la première infusion et de varier par la suite. Je vais essayer de m’en tenir à ces données, car ma théière et ma coupe font 100 ml.

Avant l’infusion
La vue de ces feuilles est d’un vert forêt intense! Ils sont en forme d’aiguilles de pin et certains sont même hachés. Quant à l’odeur, c’est très délicat (floral) et crémeux. C’est assez inhabituel pour un thé japonais.

Première infusion
Les feuilles sont déroulées et forment une pâte dans ma théière. Elles sont finement hachées. La liqueur, de couleur jaune, montre une eau trouble avec de la poussière de thé. Cependant, je ne me laisse pas impressionner par la vue et je me concentre aussitôt sur les odeurs. C’est sucré (maïs) et crémeux, je sens un peu les herbes, mais il y a aussi une douce odeur de fleurs. Puis je déguste et à ma grande surprise, il y a une pointe sucrée sur ma langue, mais presque instantanément, cela devient très floral en bouche. C’est envahissant, mais ce n’est pas mauvais. Je ne sens pas d’amertume et ça passe bien.

Deuxième infusion
Je reste à 40 secondes et j’admets que c’est un peu trop. L’infusion ne change pas réellement, mais c’est au niveau du goût que ça se corse : l’amertume se présente et elle est amplifiée par le goût des fleurs. Malgré tout, je goûte quand même au maïs sucré et ça passe bien dans ma gorge.

Troisième infusion
Je diminue l’infusion à 30 secondes. C’est mieux, mais l’amertume est encore présente. Comme j’ai encore le goût fort de la seconde infusion, je bois un verre d’eau afin de rééquilibrer le tout. Après cela, je goûte parfaitement au maïs et aux fleurs, mais cette fois-ci, je perçois les herbes qui veulent prendre la place.

Quatrième et cinquième infusion
Les deux infusions se font à 25 secondes. L’odeur florale commence à être moins intense et les herbes reprennent le dessus. Au goût, c’est très délicat et léger.

Conclusion
J’ai fait sept infusions au total. Les deux dernières étaient très légères et commençaient à diminuer au niveau de l’odeur et du goût. Et malgré un manque de maîtrise des infusions de ma part, c’est un excellent thé! Mais si l’on oublie ce petit détail, c’est un thé très atypique des thés verts japonais et c’est ce qui fait que je l’ai adoré! C’est très floral en bouche avec une petite pointe sucrée qui vient équilibrer le tout. Une pure merveille comme je l’ai mentionné sur mon compte Instagram. Merci Christelle pour cette découverte!

Mon vote :

Notes

  1. Note : il a écrit cet article en 2012

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  • Hécate Lomëwen
    15 décembre 2015 à 15:13

    Décidément les thés de ce Mr sont vraiment à la hauteur de mes espérances !

    • Rachel
      15 décembre 2015 à 15:20

      Ils sont d’une excellente qualité… faire durer plus de 6-7 infusions pour un thé vert, c’est rare! 😉